Faut-il mettre en place des devoirs de vacances?

Tous les ans c’est la même rengaine ?

Les vacances approchent, et le casse-tête des devoirs de vacances avec! Vous ne savez plus quels cahiers de vacances choisir, si la corvée des devoirs va se transformer en véritable enfer pour vous et vos enfants !

Alors je vous dis tout ! Comment aborder les vacances et la continuité des apprentissages avec sérénité et bienveillance.

Il est vrai que la question des devoirs de vacances est une question qui soulève plusieurs points qu’il est important de mettre en lumière.


  • Le mot “devoir” est synonyme de corvée, que cela soit du point de vue du parent où de l’enfant. Et il s’oppose même à la notion de vacances.


  • Pendant les vacances, il est important de se reposer et de prendre le temps de faire ce que l’on n’a pas le temps de faire tout au long de l’année. Il est bon de pouvoir s’accorder du répit, en tant que parent, mais aussi en tant qu’enfant.


  • Cependant, les vacances ne doivent pas s’apparenter à une léthargie intellectuelle, notre devoir en tant que parents est, pendant les vacances scolaires, de stimuler de façon expérimentale, l’apprentissage de nos enfants. La continuité pédagogique bien pensée est essentielle au développement de l’enfant.


Ce qu’il faut retenir, c’est que l’enfant est naturellement curieux. La curiosité construit le cerveau de l’enfant. En effet, c’est par l’expérience, en observant, en touchant, en se mettant en action que l’enfant va explorer le monde qui l’entoure et construire des apprentissages solides, et profondément ancrés dans sa mémoire.

Lorsque l’enfant est acteur de ses apprentissages, il mobilise de façon spectaculaire les compétences liées à ces apprentissages.


De plus, il faut considérer l’erreur comme un processus, une étape primordiale dans la construction des connaissances. Et non pas comme un échec dommageable.


En fait, en se trompant, l’enfant réajuste son procédé mental, et cela lui permet de reconsidérer, les potentielles autres solutions qui s’offrent à lui, pour finir par ne retenir que celle qui répondra à la problématique. Son autonomie dans la recherche de la solution par l’erreur, lui permet alors de se construire des connaissances solides, puisque expérimentées par lui-même.

Ce qu’il est aussi important de retenir, c’est que l’enfant apprend en vivant. Il apprend au quotidien, en nous côtoyant, en nous observant, en nous imitant, en passant du temps à nos côtés.

Notre devoir de vacances à nous parents, est de prendre le temps. Il suffit de 15 minutes par jour, où le parent se coupe du téléphone, ces 15 minutes, sont entièrement consacrées à l’enfant.

L’enjeu est de transformer une situation du quotidien en véritable expérience. Par exemple, faire une recette avec son enfant : on mesure des quantités, on compare, on compte le nombre d’oeufs, on utilise une balance, on transvase et on étaye son langage et le vocabulaire lié à la cuisine.

Ou encore faire voler un cerf-volant, et parler du vent, de l’air, des saisons, de la respiration.

Observer une abeille, parler de son cycle de vie, dessiner, nommer son anatomie, goûter du miel, fabriquer une bougie avec de la cire d’abeille, etc.

Toute expérience vécue, où l’enfant est acteur, se transforme en apprentissage profond, mais aussi en épanouissement familial, car il s’agira d’un moment, particulier, et rempli de sens.

Au quotidien, nous, parents, nous pouvons aussi pour favoriser les apprentissages, utiliser un vocabulaire, précis et correct, lorsque l’on nomme les choses, dans nos actions quotidiennes, exemple : on remplace le mot “truc” par le terme exact de la chose que l’on cherche à nommer.

Ce qu’il faudra donc retenir de tout cela, c’est donc que les devoirs de vacances ne doivent pas être assimilés à une corvée ni du côté des parents, ni des enfants. Relâchons la pression, et surtout parents, faîtes-vous confiance (je mets en place pendant les vacances des programmes à destination des parents pour apprendre à transmettre et relâcher la pression).

Vous accompagnez naturellement vos enfants dans leurs apprentissages, puisque nous l’avons vu, c’est le quotidien qui structure leur cerveau et leur expérience du monde.

Pour vous permettre d’aller plus loin si vous le souhaitez, voici une sélection de livres qui vous permettra de comprendre encore mieux comment accompagner vos enfants dans leurs constructions personnelles et intellectuelles.

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  1. Le cerveau de votre enfant: Manuel d'éducation positive pour les parents d'aujourd'hui : de Dr Daniel J. Siegel (Auteur), Tina Payne Bryson (Auteur)

Que se passe-t-il dans la tête de votre enfant ? Il pique une colère dans un magasin. Il refuse de s'habiller. Est-il en train de vous tester ? Non ! C'est simplement son cerveau qui grandit, se modifie et mène la danse. L'éducation n'est pas une lutte de pouvoir, mais un accompagnement bienveillant, aimant et intelligent.


  1. Les Lois naturelles de l'enfant de Céline Alvarez

L'enfant naît câblé pour apprendre et pour aimer. Chaque jour, les neurosciences nous révèlent son incroyable potentiel, sa capacité à se nourrir du monde pour former son intelligence. Pourtant, par manque d'information, nous imposons à l'enfant un système éducatif inadapté aux leviers naturels de son jeune cerveau, qui l'empêche d'apprendre qui freine l'apprentissage et n'encourage pas sa bienveillance innée.

  1. Petites leçons de choses de Jean-Pierre Picandet (Auteur), Clotilde Palomino

La leçon de choses est un moyen classique et efficace d'enseigner les sciences aux enfants : à partir de l'observation d'objets du quotidien, ils apprennent à reproduire des schémas, à faire des expériences, à nommer, distinguer, classer, réfléchir...

Article écrit par Roxane Athlan le 11 Juin 2020

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